Prélude (Partie I)

Prélude (Partie I)
Décembre 2010.
C'était la nuit et il neigeait.
Le Lycée Leconte de Lisle : une concentration de grands bâtiments noirs et mal éclairés.
A la lumière glauque d'un réverbère jauni, devant le portail du lycée, se tenaient un groupe d'adolescents, grands, habillés de noir.
Ils étaient une dizaine.
Ils attendaient, presque à la Lumière, ou presque dans l'Ombre grandissante et froide de ce soir d'hiver.
Une limousine noire, luxueuse et vomissant le luxe étalé avec mauvais goût se gara, tous feux éteints.
Le chauffeur se précipita au dehors pour ouvrir la porte ; lorsque ce fut fait, un homme en sortit, au son de Carmen, chanté par Maria Callas, scandé par sa limousine.
Il s'avança à la lumière balafre que l'homme semblait aspirer, comme un puit sans fond.
Il est grand, mince et enveloppé dans un grand manteau noir.
Il bougea sa main gauche avec un petit geste .
Les autres individus s'approchèrent alors du cercle de lumière.
Ils sont tous habillés comme le premier adolescent.
Tous, sauf un, qui portait un costume sombre comme la couleur de sa peau.
Le premier considéra l'adolescent en costume d'un ½il circonspect.
Il le jugeait.
Il se demandait s'il pouvait lui faire confiance.
C'était un pourri ; un fils de sénateur, un petit fils à papa rigolo, un pantin entre ses mains.
Et il allait l'utiliser.
A chacune de ses lentes respirations, l'air se soulevait dans des volutes étranges comme si l'homme brûlait de l'intérieur.
Les autres attendaient, et n'osaient faire un geste, comme si l'individu en manteau les glaçaient plus encore que l'hiver austère dans lequel ils s'étaient plongés.
L'Homme bougea alors.
Il mit la main dans sa poche.
Il en sortit une enveloppe de papier kraft de sa poche, et le tendit a l'adolescent.
L'enveloppe contenait les papiers les plus importants que le groupe d'hommes aient vus de leur vie : c'était un papier contenant le nom et les informations personnelles sur toutes les personnes corrompues de la ville ; ainsi que la clef d'un casier du lycée contenant un sachet d'un kilo de cocaïne.

Soudain, un bruit retentit dans cette nuit froide et meurtrière d'hiver.
Un coup de feu, violent et gémissant.
L'adolescent en costume feula d'un rugissement animal, tomba, et porta sa main à sa jambe.
Le reste du groupe sortit alors des revolvers à fléchettes remplies de cyanures et cherchèrent d'où provenait le coup. Ils n'auraient pas à attendre longtemps.
Une voix grave cria les seules phrases qui furent dites dans cette sombre nuit :
« Matthieu Larc, voici ton Ennemi ! »
Un être apparut, en jean et chemise, une cagoule lui cachant le visage.
« Au nom de la Justice, Matthieu Larc et ceux que l'on nomme les « Eux » je vous condamne à mort pour meurtres et trafics d'armes et de drogues ! »
Ceux que l'on nomme les Eux réagirent vite : sans l'ombre d'une hésitation, ils visèrent l'être cagoulé, et tirèrent.
Mais malgré toute leur force, tous les pots de vins qu'ils pouvaient donner, malgré tout leur pouvoir et tout leur argent, ils n'avaient pas étés assez rapides.
L'être avait déjà été ravalé par la nuit félonne.
Tout comme le premier individu.

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 11:12

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 14:03

Prélude (Partie II)

Prélude (Partie II)
Deux ans plus tard.

Ce damné réveil sonna.
Je me lève.
J'arrête le réveil.
Je tends la main un peu plus loin, et je l'attrape.
J'ouvre mon paquet de cigarettes, en prend une, l'allume, et en tire une grande bouffée.
Cette saloperie finira par m'avoir.

Je m'assieds dans mon lit.
Me frotte les yeux.
Je baille un peu, et regarde autour de moi la piaule crasseuse dans laquelle je vis.
Ça pue la clope ici.
Enfin, j'imagine, je ne sens presque plus rien.

Mon nom ?
Quentin Dily.
Je suis assez grand, un mètre quatre vingt douze, pour quatre vingt dix kilos.
On m'appelle Sherlock.
Paraît que j'ai la même gueule, version française : suis brun, yeux noirs.
Foutaises.
Mon age ?
Dix-huit ans.
Et déjà une grande gueule il paraît.
Suis lycéen, je vis dans la ville de Heritage City, et étudie au lycée Leconte de Lisle.
D'ailleurs j'dois me magner si j'veux pas être en retard, ou sinon jme ferais coller.

Encore un putain de jour dans ce monde.
J'écrase ma cigarette.
J'attrape en vitesse un jean à la propreté douteuse, une chemise noire, et vais me doucher.

Encore un deal qu'a mal tourné hier soir avec Larc...
J'ai entendu des coups de feu...
J'espère que Firmin n'est pas mort...
Il est assez fou pour en demander plus sur la came...
Il se fera flinguer un jour...

Larc, c'est mon pire ennemi : un sale type, fils de papa le sénateur qui, aidé de son petit groupe de larbins nommés les Eux, deale de la cocaïne et que personne ne coince, soit parce qu'il les a acheté soit par peur...
Ce salopard est le mec le plus dangereux que je connaisse : en plus de ses relations dans tout l'Hexagone, monsieur est assez riche pour se payer une petite armée personnelle composée des plus fiers ripoux gardiens de l'ordre...

J'vous ait pas dit ?
Heritage City est la city la plus corrompu de l'histoire de l'Humanité, pour vous donner un exemple, dernièrement, Larc à forcé un camé à buter sa vieille en échange de 95 grammes de coke...Ca c'est passé dans un restaurant célèbre. Le type arrive, suivi par Larc et sa troupe de flics-gardes du corps, flingue sa mère devant tout le monde, Larc le tue, et les flics embarquent deux clodos pour terrorisme et meurtre d'une mère et de son fils.

Mais je m'en fous, un jour ce sera fini.
A l'époque je pensais que si je trouvais une preuve empirique, je pourrais le faire coffrer... mais c'est faux.
Le seul moyen de l'arrêter c'est de le tuer, mais pas par le petit pugilat sanglant et meurtrier au coin d'une rue : en plein deal, avec les Eux, le maximum de membres de la tête de sa mafia.
Car il s'agit bel et bien là de mafia.
Alors voila mon objectif : « arrêter » Larc.

Je sors de la douche, fumant, attrape une tartine sur la table à manger, la fourre dans ma bouche, mets mes bottes, quitte mon appartement, enfourche ma vieille moto moisie et quitte l'enceinte de mon immeuble.

Il est 6 heures du matin. J'ai une heure à glander.
J'allume une clope.
Je deviens de plus en plus accro à ce poison...

J'arrive devant le lycée.
Je gare ma bécane dans un coin.


« Salut Nath...dis-je, en regardant un petit gros blond à l'air énervé qui arrive vers moi.

-Mon fric, dit-il et tendant la main.

-Ecoute Nath, fait pas ton Radin...j'l'ai pas ton fric !

-Je t'ai passé du blé en te faisant confiance !

-Je sais ! Mais écoute, avec, j'ai pu soudoyer un garde de Larc, pour qu'il me dise ou aura lieu la prochaine livraison !

-Tu t'es servi de mon pognon pour soudoyer un « Un » de Larc ? Mais t'es fou ou quoi ? Tu sais que si Larc l'apprend, non seulement je peux commencer à chercher ton cadavre dans les égouts, et il n'est pas dit qu'il soit entier, mais en plus, moi aussi je suis noyé ! Parce que, monsieur Sherlock, si ils apprennent que je suis la source de l'Ennemi... »

Voilà comment je m'appelle : l'Ennemi...depuis 2010, la nuit où publiquement, quelqu'un a osé affronter la corruption : et il se trouve que par hasard, ce fut le jour où Larc devint le dealer principal du lycée et de la ville en général. Ce soir là, Nathan m'avait appelé pour me dire qu'il y aurait quelque chose d'important au lycée avec le fils du sénateur, une sombre histoire de drogues...Je décidais d'aller jeter un coup d'½il par moi même et lorsque je découvrit ce qui se passait, que Larc devenait la tête de cette mafia, j'eu alors la seule occasion de renverser la balance : celle de décapiter la mafia...Ce soir là j'échouais et je devins ce que les ragots appelèrent l'Ennemi : l'Ombre qui affrontait les ténèbres et qui se concrétisa en devint un homme, qui détournait vers le fond de la rivière les cargaisons de cocaïne, et appelait le FBI lors de deals...


« T'es vraiment un moukat sur ce coup là Q.D, c'est dangereux ce que tu fais à longueur de journée...tu vas finir par mourir mais le pire, c'est que tu risque de mourir sans me rendre les neuf cent trente sept euros que tu me dois...

-T'es pas un peu écossais toi ?

-Hein ?

-Non, rien.

-Tien v'la ta bouffe pour midi...déconne pas, ce serait dommage, j'aime bien ton chien...dit-il en me donnant trente euros.

-T'es trop sympa...j'te rembourserais, pas de problèmes...mais touche plus mon chien a l'avenir...

-J'suis vraiment trop con des fois... »


La cloche sonna. Je gravis les escaliers de l'entrée. J'allume la dernière clope de mon paquet.

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 15:47

Modifié le mardi 04 novembre 2008 10:13

LA SAGA DES HEROS D'HERITAGE CITY

Saison I : Les Ailes Sombres de la Justice

Parfois il faut savoir faire confiance aux inconnus et leur tendre la main ;
Parfois il faut savoir s'avouer vaincu et renoncer.
Mais il faut toujours savoir sourire, et ne jamais baisser les bras.

A tous ceux qui défendent les opprimés.


Ovyan R. Sagodira
 LA SAGA DES HEROS D’HERITAGE CITY
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 04 novembre 2008 10:26

Chapitre I : Life whould be boring without secrets, don't you think ? La vie serait ennuyeuse sans secret, ne penses-tu pas ?

Chapitre I : Life whould be boring without secrets, don’t you think ? La vie serait ennuyeuse sans secret, ne penses-tu pas ?
Le lycée Leconte de Lisle.
Un paradoxe vivant :
Il fut crée à l'origine pour accueillir des surdoués, mais comme tout ici, la corruption fit son ½uvre et le lycée devint le plus grand repère de fils à papa drogués que je connaisse.
Dès que je passe la porte, un mec d'un mètre quatre vingt dix s'approche de moi.
Comme ses cheveux, son regard est noir.
L'intelligence brille dans son regard.
Il porte élégamment un costume noir, dont la chemise charbonneuse contraste avec le blanc éclatant de sa cravate.
Il sort un paquet de Chesterfield rouges de sa poche.
Il en allume une négligemment et d'un vague mouvement du visage m'indique un endroit sous un arbre.


« Salut Raph, alors Firmin est mort ou pas ?

-Non. Il me regarda avec un air sombre.

-Les coups de feu alors ?

-Sais pas. Il a rien fait. On raconte qu'il était avec les Eux. Et que ça a mal tourné. J'ai crus que t'étais là-bas...dit-il

-Ce n'était pas moi...mais qui peux être contre...

-Le v'la ! »

Une silhouette immense, encadré par deux autres plus petites mais non moins épaisses, s'approche de nous en boitant.

Larc. Ce trou du cul. Un géant de deux mètres dix. Dix-huit ans, mais déjà le physique et la force d'un homme d'une trentaine d'années. Derrière cette montagne de muscles ce cache un esprit fourbe, pervers et sadique jusqu'au paroxysme. Toujours habillé dans son éternel costume Hugo Boss blanc pour se donner des airs innocents sans arriver à berner qui que ce soit une seul seconde. Ce qui insuffle la peur et la crainte à tout ceux qui le croisent c'est son regard animal.
A chaque fois que je le croise, c'est toujours la même impression qui se forme dans ma tête : celle d'un fauve particulièrement violent enfermé dans une cage sans cadenas qui s'apprête à bondir hors de sa prison...Il a les yeux à moitiés fermés comme d'habitude, réduits à deux fentes, comme un serpent, et son regard noir comme la Mort nous juge, Raphaël et moi.

Il fait un geste de la main droite à ses gardes du corps qui partent un peu plus loin et nous regardent..

« Dily, Sagodira...Bonjour. Dit-il avec un sourire effrayant. Alors, que se passe t-il de nouveau ici ?

-Bonjour monsieur...»dit Raphaël. Il sortit une cigarette de son paquet et la tendit a Larc, qui l'alluma. « Nous parlions du contrôle d'Histoire d'hier, mentit Raphaël, mais je suis persuadé que je l'ai raté, enfin voilà, rien de bien joyeux...»

« Et ton ami là, serait t-il muet ? demanda ce fils de...

-Non. Répondis-je figé.

-Mouais...Ca stresse un peu les gars que vous y touchiez pas les mecs, dit-il en se frottant le nez d'un geste significatif. Vous savez, reprit-il, je peux vous faire des prix pas mal pour une bonne quantité.

-Hmm...en ce moment c'est trop chaud pour moi niveau thune, j'économise pour des jeux vidéos...mentit Raphaël.

-Bien » dit-il en partant, sans insister.

« Alors Raph, dis-je une fois que Larc fut partit, on va voir Firmin ?

-Ouais...On est quoi aujourd'hui ?

-Le 12 novembre 2012.

-La livraison tu sais quand elle aura lieu ?

-Oui. Dans une semaine pile sur les terrains de sports.

-Okay pas de problèmes, mais faudra voir plus tard si c'est pas trop dangereux avec tout ce qui se passe d'affronter Larc. Allons voir Pothin, pour les Eux et le problème de...L' Ennemi II. »

On traverse la cour, sous le regard des Un de Larc...lui est parti chercher son salaire du jour.
Sous le préau, je vois un grand type en costume Armani à 900¤ négligemment couché par terre, dans la poussière. Firmin. Toujours aussi classe ce pauvre con.

« Firmin...ça va ? demande Raphaël en lui serrant la main.

-Ouais bof...répond-il.

-Salut vieux...dis-je en lui serrant la main à mon tour.

-Ouais, on voudrais savoir, s'enquit Raph, t'as foutu quoi hier ? Parce que on a entendu des coups de feu, Quentin et moi, et on s'est posé des questions...faudrait que tu fasses attention à ta peau vieux, ou tu vas finir comme Dany...

-Sais pas...

-Ah bon ? répond avec un sourire sardonique Raph. Pourtant tu étais là-bas hier soir. Et pis, je suis sur que tu serais intéressé par ceci... »

Mon ami lui tendit une liasse de billets de cinq cents.
Firmin cracha dessus.

« Ecoute Blaireau, dis-je avec fougue, soit tu nous dit qui à foutu la merde avec Larc, soit j'te bute !!

-Oh, calme toi le bleu ! D'abords tu n'es pas envoyé par Matt alors j'suis pas habilité à te confier des p'tits secrets d' pourris ! Et pis ça t'a un truc à m' dire, j'ai la protection de plusieurs Un ! » Répondit-il en désignant un colosse, qui était de dos, et assez loin de là.

Raphaël sortit calmement de sa poche un couteau suisse, en sortit la lame et la mit sous la gorge du petit dealer, qui fut saisi d'effroi.
Il fit tourner la lame sous sa gorge.

« Vas-y, appelle le, et tu verras tes parents depuis ton cercueil...

-C'est bon, je parle ! dit-il d'une voix sifflante

-Alors, que s'est il passé ? Questionna t-il.

-L'Ennemi est apparut...ah, ah ! Mais arrête putain ! Supplia Firmin.

-Qu'a t'il fait ? demanda Raph en appuyant plus fort la lame contre son cou.

-P'tain enlève ça d'mon cou, p'tain, mais ça va pas ou quoi ? Gémit Firmin.

-Qu'a t'il fait ? Répéta mon ami.

-Il a voulu flinguer Larc...dit Firmin.

-Et ? Demandai-je.

-Bah pauvre con, d'après toi ? Ha, ha ! Il a échoué ! Ricana l'autre. Il s'en ait pris plein la gueule avec tout ce qu'on lui a mit, on l'a tiré comme un lapin !

-Les Eux était là ? L'interrogea Raph.

-Oui, maintenant, putain de merde, ENLEVE TA SALOPERIE D' MON COU ! » Hurla-il.

Raph rangea prudemment sa lame, avec un sourire gêné vers l'Un qui s'était retourné juste au moment où Raph avait fait disparaître le couteau. Celui-ci le regardait avec défiance.. Ce qui est pratique avec Raph, c'est que quand on a un père qui est le maire d'Heritage City, et de surcroît le meilleur ami du Sénateur de l'Etat, même si on fout une lame sous la gorge d'un important petit dealer, on ne risque rien.
Mon ami saisit Firmin par la chemise et le remit debout.

« On voulait juste s'assurer que Matt allait bien...dis-je d'une voix platonique.

-Tu te soucis de la santé de Matt maintenant ? dit-il en sourcillant ironiquement.

-Seul les cons ne changent pas... marmonna Raph.

-Bah vu que t'en ait un, j'm'étais laissé dire que tu changerais pas...dit Firmin en partant, car la cloche avait sonnée.

-Et au fait, lui dis-je alors qu'il avait fait quelques pas, que dealait Larc ce soir là ? On dit que ce n'était pas d'la coke... »

Son regard se vida. Il trembla et dit, livide :

« Life would be boring without secrets, don't you think so? »
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 04 novembre 2008 10:36

Modifié le samedi 08 novembre 2008 10:58

Chapitre II : Pause !!!

Chapitre II : Pause !!!
Raphaël et moi allons en cours.
Maths.
J'arrive, j'entre, je m'assoie.
Qu'on me fasse pas chier.
Les autres élèves rentrent.
Raph est à côté de moi.
Le prof commence à peine son cour que déjà la moitié des élèves qui n'étaient pas plongés dans un profond coma commence à parler.
C'est le cour parfait pour parler en toute tranquillité.
« Bon vieux, dis-moi, tu comptes faire quoi pour le deal de la semaine prochaine ?
-Eh bien, répondit Raphaël, je pensais que tu pourrais juste arrêter tes conneries sans intérêt, parce qu'un pauvre kiki névrosé qui cherche à flinguer de la coke, c'est bien, mais c'est du réchauffé mon gars ! » Il me sourit à sa façon bien particulière avec son rictus sardonique.
« Tu proposes quoi alors ? que je baisse les bras et que je laisse faire ? Si Larc est là bas dans une semaine, j'peux espérer le buter !

-Oui, puis avoir le prix Nobel de la paix et la légion d'honneur aussi si tu veux...

-Tu te crois drôle mon pauvre ? au moins moi je reste pas avec mon ironie à la con face au Vice !

-Tu te prends pour quoi ? Superman ? tu penses pouvoir survivre indéfiniment en prenant plus de risques à chaque fois ? Un jour tu vas clapsé mon gars ! Racle toi un peu la soupière j'sais pas fait un geste ! »

Je laisse vagabonder mon regard dans toute la classe.
Je LA regarde.
Elle.
Elle qui est belle.
Elle que j'aime depuis trois ans.
Mélodie.
Une blonde aux yeux vert d'une infinie tristesse.
Elle se retourne et me sourit.
Mon c½ur bat à cent à l'heure.
Je lui sourit à mon tour.

« Pas un peu cliché pour un mec comme toi la blonde plantureuse aux verts ? Pis laisse tomber, tu as toutes les meufs de l'univers et toi bien sur tu cherches à avoir juste celle qui ne s'intéressera jamais à toi...

-Ta gueule pour voir Raph ? dis-je.

-Ecoutes, j'ai réfléchit au sujet de Larc. Et je pense que dans ce lycée, il y a pleins de gens aussi allumés que toi qui sont prêts à faire comme toi. Tu es un modèle.

-Quoi tu veux me ramener les deux suicidaires du lycée histoire qu'on fasse un truc genre « Les Trois kikis Vengeurs Assassins Mortels ? »

-Hum...en réalité, j'ai déjà trouvé une indic, un hacker, et deux tarés prêts à se battre sur le terrain.

-Sans déconner ? Tu te fous de moi ?! c'est hors de question !

-Rendez-vous demain chez moi pour parler de ça. Toute la bande sera réunie. »

La cloche sonna, me coupant court.
A partir de là, impossible d'en reparler, les murs ont trop d'oreilles par les temps qui courent.
En sortant, Raphaël passe près de moi et me dit :
« Je pensais plutôt à un truc genre « Les Ailes Sombres de la Justice » pour le nom. M'enfin comme tu veux, c'est toi le leader, si tu préfères « Les Six kikis Vengeurs Assassins Mortels », c'est toi qui gères.
Stop.
C'est quoi ce bordel.
Une équipe de tarés pour foutre le feu au Vice ?
Dans quel film ?
Pause je ne comprend plus !
Pause !!!
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 09:12